By the way, aujourd'hui fut épique. L'aventure d'une vie, quoi. I'm a survivor.
Non, je rigole. En vrai, j'exagère sans doute un peu. Mon train pour aller à la fac a seulement accroché un caténaire à cause des intempéries, et a arraché six cents mètres de câbles électriques sur la ligne, bloquant ainsi toute la circulation ferroviaire de la journée. Il y a eu un grand bruit d'explosion dans la nuit noire, des éclairs lumineux et la vitre avant perforée. Alors on a attendu deux heures dans le noir, puis les pompiers nous ont sauvés. On a fait un peu de varappe pour descendre sur les rails et on a marché le long de la voie pendent deux cents mètres jusqu'à la route. Puis on a attendu des bus de secours, qui se sont perdus. Et en attendant, les pompiers ont été obligés de débiter des arbres tombés sur la route pour que lesdits bus puissent arriver jusqu'à nous. Bien sûr, on a dû patienter debout sous la pluie pendant encore deux heures. Je suis partie de chez moi à sept heures et demie, j'y suis rentrée à midi, et pourtant j'ai même pas parcouru quatre kilomètres. En plus France 3 et TF1 sont venus faire des reportages, preuve s'il en est qu'une loco locale frappée par la foudre détrône, sans la moindre hésitation, la crise économique et Khadafi et les séismes turques.
Parce que dans le sud, il fait peut-être pas souvent moche, mais quand c'est le cas on fait pas dans la dentelle.
(Comme quoi, les problèmes de transport, finalement c'est assez universel.)


